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- Histoire de la coopération transfrontalière
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La Réalité Transfrontalière Dimensions majeures de la vie en Lorraine
Publié le 27/02/2012 à 00:00:00
La réalité frontalière, dimension majeure de la vie en Lorraine
La réalité frontalière est très forte en Lorraine et explique en partie une pratique de coopération très intense dans l’espace transfrontalier.
Cette réalité repose sur quatre phénomènes :
- géographique
- historique
- économique
- institutionnel.
Géographie
La Lorraine est la seule région française concernée par 3 frontières sur 250 km, avec la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne (2 Länder : la Sarre et la Rhénanie Palatinat), sans obstacles naturels.
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Histoire
La Lorraine a connu des frontières mouvantes, notamment avec la Sarre, avec un va et vient entre la France et l’Allemagne :
• 1871 : Création du département de Meurthe-et-Moselle, comme suite à l’annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine par l’Allemagne.
(+ petite carte historique)
• 1919 : Le traité de Versailles détache la Sarre de l’Allemagne, et la confie à la S.D.N. La Moselle revient à la France.
• 1935 : La Sarre retourne à l’Allemagne.
• 1947 : La Sarre, autonome, est économiquement rattachée à la France.
• 1957 : La Sarre retourne à l’Allemagne. La Sarre fête en 2007 son 50ème anniversaire par de multiples manifestations.
De cette histoire tumultueuse, on a hérité de quelques particularismes, notamment les suivantes :
• une partie du Luxembourg et de la Sarre furent des départements français,
• la ville de Forbach fut dans le passé une commune du district de Sarrebruck,
• le département de Meurthe-et-Moselle, épousant la frontière de 1871, s’étire de Longwy jusqu’au Sud de Nancy (soit plus de 150 km du nord au sud),
• le département de la Moselle a un régime foncier particulier (livre foncier), comme l’Alsace, et bénéficie de 2 jours fériés supplémentaires : le vendredi Saint et le 26 décembre.
Economie
La Lorraine partage avec la plupart des autres régions constituant cet espace de coopération un passé industriel commun, voué à la houille et au minerai de fer et a connu un même essor suivi d’un déclin identique, faisant appel à la réactivité et à l’ingéniosité de ses populations pour une reconversion maîtrisée.
L’espace Saar-Lor-Lux, Rhénanie-Palatinat, Wallonie comporte aujourd’hui la plus grande diversité de travailleurs frontaliers de l’Europe des 27 : il y en a près de 170.000 dans cet espace.
Parmi les frontaliers, on compte 90.000 Français, dont 65.000 travaillent au Luxembourg (qui occupe au total 120.000 frontaliers). Ce phénomène s’est accentué avec les reconversions et les restructurations industrielles, et continue de s’amplifier.
A l’inverse, l’attrait de la Lorraine en matière fiscale et de qualité de cadre de vie a attiré plus de 12.000 Allemands installés en résidence principale en Moselle Est, sans compter un nombre appréciable de Belges et de Luxembourgeois qui ont également décidé de s’installer en Lorraine.
Institution
La Lorraine a pour elle une longue pratique de la coopération transfrontalière qui a débuté en 1969 par une coopération d’initiative inter-étatique franco-allemande, puis franco-germano-luxembourgeoise en 1971. Cette coopération a été institutionnalisée, du côté français par le décret n° 81-929 du 9 octobre 1981, dans un espace dénommé Saar-Lor-Lux-Trèves/Palatinat Occidental.
L’espace communément appelé Saar-Lor-Lux est peu significatif, tant du point de vue du zonage pratique de la coopération que de la coopération institutionnelle : le sigle varie suivant les entités de coopération.
La coopération transfrontalière est une réalité institutionnelle forte pour la Lorraine, qui prouve son dynamisme par un certain foisonnement.
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